Exercices

1. Trouvez les différents correspondants roumains du verbe rendre.

Unanimes, ils se rendaient chaque jour assidûment au temple. (Ac 2, 46) Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu (Mt 22, 21). Je ferai de toi une grande nation et… je rendrai grand ton nom. (Gn 12, 2) Vous nous rendez l'article, s'il cesse de vous plaire. (Zola) Chaque fois que ma cousine revient dans son village natal, elle rend visite à son instituteur. Ça n'a pas rendu! Le malade a rendu tout ce qu'il avait dans l'estomac. Ni l'or, ni la grandeur ne nous rendent heureux. (La Fontaine) La sentence a été rendue publique. L'armée s'est rendue. Ne croyez pas que j'aie rendu ici l'anglais mot pour mot. (Voltaire) Il s'est rendu à Paris en voiture pour voir ses amis. Ils sont aussi habiles à rendre la beauté sur la toile que dans le marbre. (Gautier) Il enseignait: "apprenez la vérité et la vérité vous rendra libres». (Jn 8, 32)

2. L'imparfait exprime l'habitude, la répétition, la durée d'une action. Il peut avoir le sens d'un conditionnel et marquer la supposition ou bien exprimer une affirmation atténuée (la discrétion). Il peut exprimer un souhait, un désir, un conseil, une suggestion dans des propositions principales ou indépendantes commençant par si. Les verbes venir, aller peuvent marquer un passé récent ou un futur proche.

Identifiez ces valeurs dans les phrases suivantes:

Si je pouvais remplir mes coffres de ducats! (La Fontaine) Félix, si tu allais fermer les poules. (J. Renard) Je venais, Monsieur, vous prier d'accepter mes excuses. Je venais de vous prier, Monsieur, d'accepter mes excuses. Elle allait grandir maintenant. (G. Flaubert) Chaque matin je m'éveillais au chant du coq. (Erckmann-Chatrian) Il est tard; si nous partions? (G. Flaubert) Il m'a écrit qu'à partir du mois d'octobre il venait se fixer à Paris. (G. Flaubert) Elle dînait à onze heures du matin, faisait la sieste; à une heure elle se réveillait. (Chateaubriand) Ah! S'il se souvenait de tout ce que l'on a fait pour lui! Le lion dépeçait pour gaver ses petits, il étranglait pour ses lionnes. (Na 2, 13) Puis il me montra un fleuve d'eau vive qui jaillissait du trône de Dieu et de l'agneau. (Ap. 22, 1)

3. Dans le texte La venue du Saint-Esprit précisez les valeurs exprimées par les verbes à l'imparfait et au passé simple.

4. L'imparfait s'emploie pour des actions passées qui durent et se prolongent ou qui se répètent, le passé simple pour des actions passées, brèves et non répétées, uniques, déjà achevées et qui se succèdent rapidement, dans un ordre chronologique.

L'emploi de ces deux temps dans un même récit permet des effets de style suggestifs; le couple imparfait / passé simple recrée le passé en action.

Dans le texte qui suit, identifiez les valeurs de l'imparfait et du passé simple:

Comme ils grimpaient lentement un bout de côte, ils entendirent derrière eux un tintement de sonnailles et distinguèrent une voiture bâchée de toile blanche, qui roulait dans la même direction. (A. Theuriet) Nous étions à l'étude quand le proviseur entra, suivi d'un nouveau habillé en bourgeois et d'un garçon de classe qui portait un grand pupitre. (G. Flaubert) Nous songions à repartir quand deux oiseaux, le col droit et les ailes tendues, glissèrent brusquement sur nos têtes. (Guy de Maupassant) Le brouillard se levait déjà quand il ouvrit la porte. (Fr. Mauriac) Un gerfaut qui rentrait la frôla de ses ailes en passant. Elle tressaillit. (A. Daudet)

5. Construisez trois phrases d'après le modèle ci-dessous, en employant des mots de subordination (comme, pour, lorsque, tandis que, etc.) ou le signe de ponctuation :.

Comme ils grimpaient lentement un bout de côte, ils entendirent derrière eux un tintement de sonnailles et distinguèrent une voiture bâchée de toile blanche.

6. Dans le texte suivant mettez les verbes entre parenthèses au passé simple ou à l'imparfait, selon le cas.

Lorsque Dieu commença la création du ciel et de la terre, la terre être déserte et vide, et les ténèbres à la surface de l'abîme; le souffle de Dieu à la surface des eaux, et Dieu "Que la lumière soit!" Et la lumière être. (Gn 1, 1-3) Il y avoir un soir, il y un matin: premier jour. (Gn 1, 5) Par prudence, nous se réfugier tout de suite au premier étage. L'eau envahir la cour, doucement, avec un petit bruit. Nous ne pas être très effrayés. Mais bientôt l'eau atteindre un mètre. Je la voir. Puis un craquement terrible, les animaux furieux venir d'enfoncer les portes des étables. Ils passer dans les flots jaunes, emportés par le courant. Les moutons être charrié comme des feuilles mortes, tournoyant au milieu des remous. Les vaches et les chevaux lutter, marcher, puis perdre pied. L'eau s'élever toujours, il falloir monter sur le toit. Appuyé contre la lucarne, j'interroger les quatre points de l'horizon. (Zola)