Commentaire

Une culture sécularisée veut imposer aux réalités terrestres la loi humaine à la place de celle divine. Des conceptions nouvelles transformant le monde en un automate, isole Dieu dans le transcendant, pour le remplacer par l'homme moderne, et accentue le processus de sécularisation et d'aliénation. La joie, la lumière et la vie éternelle sont remplacées par la tristesse, la solitude et le vide spirituel.

Cette conception autonome et déiste concernant le monde s'est manifestée avec une intensité particulière à partir du XVIIIe siècle, le siècle des Lumières. Une grave erreur de la théologie chrétienne rationaliste qui a confondu la transcendance de Dieu avec son absence de la création se trouve à l'origine de cette conception. Cette idée a été reprise et amplement analysée en 1990 à Canberra, à l'Assemblée Générale du Conseil Œcuménique des Églises. On y a mis en évidence le fait que l'être humain en remplaçant Dieu sur la terre a acquis un pouvoir technique sans égal dans l'histoire de l'humanité, mais en même temps, il a perdu sa force spirituelle, devenant ainsi l'esclave de ses passions. Les victoires techniques extraordinaires ne peuvent remplacer le vide spirituel provoqué par l'absence de Dieu. "C'est une conception qui marginalise la religion; beaucoup d'économie, peu de prière"