Mariana TUTESCU, L'Argumentation
Introduction à l'étude du discours

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I. Types d'arguments compte tenu des paralogismes ou sophismes traditionnels

(Approche pragma-dialectique)

1. Dans une approche pragma-dialectique qui tient compte des paralogismes ou des sophismes traditionnels, considérés comme des violations des règles de la discussion critique, on peut inventorier les arguments suivants:

1.1. Argumentum ad hominem (ou argumentation sur la personne) tend à invalider une autre argumentation en dicréditant la personne qui la soutient, à la limite en déniant à cette personne le droit à la parole sur le sujet en question. Trois stratégies discursives se cachent dans cet argument:

a) la mise en doute des connaissances, de l'intelligence ou de la bonne foi de l'autre partie;

b) l'attaque personnelle indirecte, liée aux circonstances, qui jette le soupçon sur les motifs de l'autre partie;

c) la découverte d'une contradiction entre les idées de l'autre partie et ses actions passées ou présentes.

L'argumentation sur la personne a une nature réfutative.

Cette réfutation sur la personne sera valable dans deux cas au moins, qui relèvent de deux formes différentes du principe de contradiction: (a) il est légitime d'exiger de son adversaire que ses actes soient en accord avec ses paroles, que ses paroles soient non

contradictoires et (b) que les croyances qu'il défend soient cohérentes.

Il faudra distinguer la réfutation ad hominem de 'l'argument ad personam' ou 'l'attaque personnelle'.

« La différence ad hominem / ad personam est argumentative. Pour réfuter une argumentation ad hominem éventuellement pertinente, on pourra la "disqualifier" et la "requalifier" comme une attaque ad personam, "hors de propos" » (Ch. PLANTIN, 1990: 209).

À noter que certains arguments sur la personne sont apparentés à l'argument d'autorité:

(i) X affirme que A.

(ii) Argument sur la personne: le fait que X soutienne A motive le rejet de A.

(iii) Argument d'autorité: le fait que X soutienne A est utilisé pour imposer A.

1.2. Argumentum ad baculum (argument du gros bâton ou argumentation par la force) met la pression sur l'opposant en le menaçant de sanctions. Il consiste, par exemple, à pointer un revolver sur la tempe de l'interlocuteur en lui enjoignant:

(1) Le fric ou je te tue !

(2) Donne-moi tes billets ou je te brûle la cervelle !

Cherchant à agir non sur les croyances, mais sur les actes de l'opposant, cette argumentation par la force consiste à instaurer un choix qui porte sur les termes également désagréables d'une alternative, l'un de ces termes restant malgré tout plus acceptable que l'autre: perdre son argent est désagréable, mais perdre sa vie l'est encore plus.

L'argument du gros bâton s'instaure dans le schéma discursif suivant:

(a) X n'a pas intérêt ou envie de faire A; il préfère s'en abstenir. Spontanément, X ne fera pas A.

(b) Y a intérêt à ce que X fasse A.

(c) Y sait que (a).

(d) Y présente à X l'alternative: ou bien faire A « à son corps défendant », ce qui lui sera certainement désagréable; ou bien ne pas faire A et subir un dommage encore plus grand.

« Ce court-circuitage de l'interlocuteur comme être raisonnable

est caractéristique de l'appel à la force. Il faut cependant remarquer que cette mise entre parenthèses de la raison est encore une forme d'hommage à la raison: on n'a pas recours à l'argument par la force vis-à-vis d'une pierre qu'on fracasse ou d'un animal qu'on traîne à l'abattoir. On les élimine ou on les utilise » - note Ch. PLANTIN (1990: 206).

1.3. L'argument d'autorité appuie la vérité de la conclusion sur la personne de l'énonciateur. Dans certains conditions, certains locuteurs voient leurs dires crédités d'un poids supplémentaire du simple fait que ce soit eux qui les soutiennent.

1.3.1. Cet argument apparaît dans les énoncés du type suivant:

X dit / soutient / affirme / pense que P, et il s'y connaît, où le verbe de la prémisse factuelle fait référence à un acte de parole de l'individu investi de l'autorité; ce verbe ne présuppose pas la vérité ou la fausseté de sa complétive.

L'argument d'autorité fonctionne impeccablement dans le cas des énoncés performatifs tels:

(3) Le président a dit: « La séance est ouverte ! », donc La séance est ouverte.

(4) Pierre a dit: « Je m'excuse », donc Pierre s'est excusé.

L'acte s'assimilant au dire, rapporter le dire suffit pour attester l'acte. La condition d'autorité est une règle conventionnelle pour les actes de langage. Le juge prononçant la sentence ou le pape émettant le dogme témoignent de leur autorité.

Le locuteur qui s'attribuera l'autorité de ses dires pourra employer puisque Q pour appuyer P:

(5) X: - P, puisque je te le dis !

À côté des cas où il est en jeu une convention linguistique ou extralinguistique, il y a des cas où le discours doit tenir compte d'un réel qui lui préexiste. Interviennent alors les rapports de l'autorité à l'expertise, du pouvoir ou du savoir. L'argumentation se construira alors comme une déduction, à partir d'une universelle affirmant l'expertise:

(6) Tout ce que dit X est vrai. X dit que P.

Donc P est vrai.

Tout le problème de l'argument d'autorité tourne, dès lors, autour de la crédibilité de l'expert cité et de la pertinence de son savoir pour le thème de la discussion.

Cette « interaction autoritaire » (selon le mot de Ch. PLANTIN, 1990: 212) renvoie aux mécanismes de citation et de polyphonie, à une structure de communication particulière où le discours donnateur d'autorité est transposé, vulgarisé, traduit. L'argumentateur par autorité s'adresse directement ou indirectement à une oreille profane; il se fonde dans bien des cas sur une extériorité, un éloignement de l'expertise, il se réclame d'un autre discours qu'il tient à distance. « Ce discours est allégué au nom d'une autorité d'autant plus efficace qu'elle est plus lointaine: prestige des grands noms. Ce dispositif argumentatif tire sans doute une grande partie de son "autorité" de cet éloignement du discours primaire, produisant le hiatus entre les systèmes de croyances autant qu'il est produit par lui. Sous la multiplication des contraintes, le discours de savoir donné comme fondateur s'irréalise; reste un discours de pouvoir, dont le fonctionnement relève des tactiques rhétoriques d'intimidation » (Ch. PLANTIN, 1990: 212 - 213).

L'argumentation par autorité a un caractère polyphonique évident.

1.3.2. Selon O. DUCROT, on utilise, à propos d'une proposition P, un argument d'autorité, lorsqu'à la fois:

(a) on indique que P a déjà été, est actuellement ou pourrait être l'objet d'une assertion;

(b) on présente ce fait comme donnant de la valeur à la proposition P, comme la renforçant, comme lui ajoutant un poids particulier (1984: 150).

Il y a, selon O. DUCROT, deux formes d'argumentation par autorité: (i) l'autorité polyphonique et (ii) le raisonnement par autorité.

1.3.2.1. L'autorité polyphonique repose sur l'idée que l'énoncé comporte deux dires: un dire1, équivalent de asserter, et un dire2 , équivalent de montrer. Ce second dire2 sert à montrer la parole comme contrainte, il témoigne de la modalité énonciative. Cette caractérisation de la parole en termes du dire2 n'est pas justiciable d'une appréciation en termes de vérité ou de fausseté.

Inscrite dans la langue, l'autorité polyphonique comporte - selon O. DUCROT (1984: 154) deux étapes:

(a) Le locuteur L introduit dans son discours un énonciateur (qui peut être lui-même ou quelqu'un d'autre) assertant une proposition P. Il « montre » donc une voix, qui n'est pas forcément la sienne. Cette assertion « montrée » est analogue aux actes de promesse, d'ordre, de question dans les énoncés promissifs, impératifs ou interrogatifs.

(b) Il appuie sur cette première assertion une seconde assertion, relative à une autre proposition Q. Ce faisant, le locuteur s'identifie avec le sujet qui asserte Q. Et il le fait en se fondant sur une relation logique entre les propositions P et Q, sur le fait que l'admission de P rend nécessaire, ou en tout cas légitime, d'admettre Q. Ayant donc pris pour établi que P entraîne Q, « le locuteur se donne, à partir d'une assertion de P, le droit d'asserter Q: l'existence montrée (dire2) d'une assertion de P fonde ainsi une assertion de Q, ce rapport étant garanti par une relation entre les propositions P et Q » (O. DUCROT, 1984: 154).

Ce mécanisme apparaît dans le discours suivant:

(7) Il paraît qu'il va faire beau beau: nous devrions sortir.

L'emploi de il paraît dans le premier énoncé « montre » des énonciateurs assertant la proposition P exprimée par la complétive Il va faire beau; l'énonciateur est différent du locuteur. Il paraît représente une assertion montrée et non pas assertée, fait confirmé par l'impossibilité d'enchaîner sur cette assertion:

(8) * Il y a toujours de optimistes: ainsi il paraît qu'il va faire beau.

Bien que l'assertion introduite par Il paraît ne soit pas prise en charge par le locuteur L, mais montrée comme celle d'un énonciateur étranger, elle constitue, dans le discours de sous (7), le point de départ d'un raisonnement et sert à justifier une autre assertion, celle de la proposition Q, exprimée par le deuxième énoncé. Cette dernière sera,

par contre, prise en charge par L. Dans les propres termes de DUCROT, L s'identifie au seul énonciateur du second énoncé.

C'est là le cas d'une argumentation par autorité: « l'énonciateur de P joue le rôle d'une autorité en ce sens que son dire suffit à justifier L de devenir à son tour énonciateur de Q, en se fondant sur le fait que la vérité de P implique ou rend probable celle de Q » (O. DUCROT, 1984: 155).

1.3.2.2. Pour ce qui est du raisonnement par autorité, cette deuxième forme d'argumentation par autorité correspond au mode de démonstration que les philosophes cartésiens et PASCAL attribuent aux scolastiques et qu'ils condamnent comme incompatible avec l'existence, chez l'individu, d'une faculté lui permettant de pouvoir séparer par lui-même le vrai et le faux.

La thèse que DUCROT défend à ce sujet est la suivante:

« On ne peut conclure, dans un discours, de la proposition X asserte que P à la proposition P, ces deux propositions étant présentées séparément, que si la première proposition (X asserte que P) est l'objet d'une assertion (dire1); la conclusion est impossible si X asserte que P est seulement montré (dire2). Autrement dit, la prémisse d'un raisonnement par autorité, dans un discours suivi, doit être l'assertion d'une assertion, et non pas la simple monstration d'une assertion » (O. DUCROT, 1984: 159).

Cette thèse explique la bonne formation de l'enchaînement (9) et l'agrammaticalité de l'enchînement (10):

(9) On m'a dit que Pierre viendrait. Je pense donc qu'il va venir.

(10) * Il paraît que Pierre viendra. Je pense donc qu'il va venir.

Ce long commentaire de l'argument d'autorité met en lumière les différentes interprétations d'un même paralogisme ou sophisme.

Des théories complémentaires arrivent ainsi à éclairer un même objet du discours.

1.4. Argumentum a fortiori repose sur l'idée 'd'autant plus' et de 'plus sûr'. À sa base se trouve le syllogisme: si tous les hommes sont mortels, alors a fortiori tous les Roumains, une sous-classe des humains, doivent être mortels.

Cet argument n'est pas sans rapport au 'topos graduel' de O. DUCROT et à tous les phénomènes discursifs de nature scalaire.

1.5. Argumentum ad verecundiam (ou argumentation qui fait appel au respect). Introduit par J. LOCKE pour signifier l'appel au respect et à la soumission dus à une autorité, mais à une autorité nullement pertinente pour le domaine de la discussion, ce type d'argument utilise un schèma argumentatif inadéquat, en présentant un point de vue comme juste parce qu'une autorité soutient qu'il est juste.

Les paralogismes étant conçus comme des violations des règles de la discussion critique, Fr. VAN EEMEREN et R. GROOTENDORST (1996: 236) estiment qu'il y aurait deux variantes de l'argumentum ad verecundiam: (i) esquiver la charge de la preuve en se portant personnellement garant de la justesse du point de vue et (ii) défendre un point de vue par des moyens de persuasion non argumentatifs, en exhibant ses qualités personnelles.

L'argumentum ad verecundiam viole la règle de la discussion critique suivante: Une partie ne doit pas considérer qu'un point de vue a été défendu de façon concluante si cette défense n'a pas été menée selon un schéma argumentatif adéquat et correctement appliqué (C'est la règle VII de Fr. VAN EEMEREN et R. GROOTENDORST, 1996: 230). La variante (i) de cet argument viole la règle II de la discussion critique: La partie qui a avancé un point de vue est obligée de le défendre si l'autre partie le lui demande, et la variante (ii), en tant que paralogisme éthique, viole la règle IV: Une partie ne peut défendre son point de vue qu'en avançant une argumentation relative à ce point de vue.

1.6. Argumentum ad ignorantiam (ou argumentation sur l'ignorance) est, selon J. LOCKE, la stratégie employée par ceux qui demandent à l'adversaire d'admettre ce qu'on leur présente comme preuve, ou bien d'en fournir une meilleure.

Fr. VAN EEMEREN et R. GROOTENDORST donnent à cet argument les deux formes suivantes:

(i) Transférer la charge de la preuve dans une dispute non

mixte en exigeant de l'opposant qu'il montre que le point de vue du proposant est faux.

(ii) Radicaliser l'échec de la défense en concluant qu'un point de vue est vrai simplement parce que l'opposé n'a pas été défendu de façon concluante.

1.7. Argumentum ad misericordiam consiste à mettre la pression sur l'adversaire en jouant sur ses sentiments ou ses intérêts. Ce type d'argument est constamment mobilisé dans certains types de discours persuasifs: les discours politiques et électoraux, la publicité, etc.

La règle de la discussion critique violée est la suivante: les partenaires d'une argumentation ne doivent pas faire obstacle à l'expression ou à la mise en doute des points de vue. Et cette violation s'y fait par rapport à l'opposant, car on y joue sur ses sentiments de compassion ou en le menaçant de sanctions (C'est la règle I du paradigme des dix règles de la discussion critique de Fr. VAN EEMEREN et R. GROOTENDORST (1996).

Comme paralogisme éthique, l'argumentum ad misericordiam vise à gagner les faveurs de l'auditoire en se présentant comme un homme ordinaire.

1.8. Argumentum ad populum (ou sophisme démagogique), variante de l'argumentation ad verecundiam, repose sur l'utilisation d'un schéma argumentatif inadéquat, en présentant un point de vue comme juste parce que tout le monde pense qu'il est juste. Par ailleurs, cet argument consiste à défendre un point de vue en utilisant des moyens de persuasion non argumentatifs et en jouant sur les sentiments de l'auditoire. À ce sujet, il est apparenté à l'argument précédent.

1.9. Argumentum ad judicium se fonde sur le jugement et sur la nature des choses. Seule forme valide d'argumentation selon J. LOCKE, à l'opposé des trois arguments: ad hominem, ad ignorantiam et ad verecundiam que le philosophe anglais rejette, cet argument repose sur les preuves issues des fondements de la connaissance ou de la probabilité. Selon J. LOCKE, seule cette argumentation peut produire du savoir.

1.10. Le paralogisme de composition repose sur la confusion des propriétés des parties et du tout, en attribuant au tout une propriété d'une partie relative ou liée à la structure. La règle de la discussion critique violée est la règle VIII: Une partie ne doit utiliser que des arguments logiquement valides, ou susceptibles d'être validés moyennant l'explicitation d'une ou plusieurs prémisses.

1.11. Le paralogisme de division est basé sur la confusion des propriétés des parties et du tout, en attribuant à une partie une propriété du tout relative ou liée à la structure. Complémentaire au paralogisme précédent, cet invariant viole également la règle VIII.

1.12. La fausse analogie consiste en l'emploi incorrect du schéma argumentatif de l'analogie, alors que les conditions d'une comparaison correcte ne sont pas remplies.

1.13. Ignoratio elenchi (argumentation non pertinente) consiste à avancer des argumentations sans rapport avec le thème de la discussion.

1.14. Petitio principii (Pétition de principe, raisonnement circulaire) consiste à présenter à tort quelque chose comme une prémisse partagée en avançant une argumentation équivalente à la prémisse.

La règle de la discussion critique violée par ce principe est la suivante: Une partie ne doit pas présenter une prémisse comme un point de départ accepté alors que tel n'est pas le cas. Elle ne doit pas non plus refuser une prémisse si elle constitue un point de départ accepté. C'est la règle VI de la taxinomie de Fr. VAN EEMEREN et R. GROOTENDORST (1996: 230).

1.15. Post hoc ergo propter hoc. Ce sophisme consiste à utiliser incorrectement un schéma argumentatif causal adéquat, en déduisant une relation de cause à effet de la simple observation que deux événements ont lieu l'un après l'autre.

1.16. Secundum quid (ou généralisation hâtive) repose sur l'emploi incorrect du schéma argumentatif de la concomitance, en procédant à des généralisations fondées sur des observations non représentatives ou insuffisantes.

1.17. Argumentum ad consequentiam consiste à utiliser un schéma argumentatif (causal) inadéquat conduisant à rejeter un point de vue descriptif en raison de ses conséquences indésirables.

1.18. Affirmation du conséquent. Ce paralogisme est basé sur la confusion des conditions nécessaires et suffisantes, en considérant qu'une condition nécessaire est suffisante.

1.19. Le paralogisme d'ambiguïté, joint à celui de l'obscurité structurelle, de l'implicite, de l'étrangeté et du vague, exploite l'ambiguïté référentielle, syntaxique, sémantique ou pragmatique. La règle de la discussion critique violée est la règle X. Celle-ci postule que les parties ne doivent pas utiliser des formulations insuffisamment claires ou d'une obscurité susceptible d'engendrer la confussion; chacune d'elles doit interpréter les expressions de l'autre partie de la façon la plus soigneuse et la plus pertinente possible (Voir Fr. VAN EEMEREN et R. GROOTENDORST, 1996).

Cette règle de la discussion critique reflète le fonctionnement de l'axiome de la manière, propre au principe gricéien de la coopération.

1.20. Le sophisme de l'épouvantail consiste à attribuer un point de vue fictif à l'autre partie ou à déformer son point de vue. C'est une violation de la règle III établie dans la théorie de la Nouvelle Dialectique: L'attaque doit porter sur le point de vue tel qu'il a été avancé par l'autre partie.

*

* *

Il est à remarquer que cette taxinomie des arguments conçus comme des sophismes et paralogismes met en œuvre une large gamme fonctionnelle de normes, qui n'est pas restreinte à la seule validité formelle.

Le modèle pragma-dialectique définit les règles du discours argumentatif raisonnable comme les règles de production des macro-actes de langage dans une discussion critique destinée à résoudre un différend. Les sophismes sont conçus comme des manœvres incorrectes qui violent les règles de la discussion critique.

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